Arbois-Pupillin Savagnin 2002, Overnoy-Crinquand, Pupillin

Pour illustrer la recette de la Tatin d’endives au comté, j’ai poussé l’abnégation hier soir jusqu’à en confectionner une. Après, forcément, il a fallu la manger, et boire un petit quelque chose avec… Ah j’vous jure, bloggeur, quel fichu métier… !

J’ai donc choisi une nouvelle fois un savagnin, en l’occurrence le 2002 de la maison Overnoy-Crinquand, mise de 2008, plus de 5 ans d’élevage sous voile. DSCN8763Débouchage, RAS, 24h de carafe, histoire de lui laisser le temps de prendre ses aises.

La robe est d’une couleur bien soutenue, le nez complexe, noix, épices douces, crème brûlée avec une pointe de curry, un soupçon de croûte de comté, légèrement alcooleux, très prometteur.  Attaque souple, mais grosse structure derrière la rondeur apparente, une grande présence en bouche. L’acidité est très bien intégrée dans l’ensemble, la finale est longue et gouleyante. DSCN8770Un savagnin riche et opulent, la tension acide, qui titille les papilles du début à la fin, lui apporte une dimension supplémentaire et une délicieuse buvabilité.

Encore un peu jeune, mais le potentiel de garde est certain, le vin ne demande qu’à se polir et va bien vieillir, seul problème : ça va être dur de ne pas y toucher. Overnoy-Crinquand, bien moins connu que son illustre cousin, signe là une bien jolie bouteille.